Tapis de motricité Mindtrain pour les kinésithérapeutes : associer mouvement et sollicitation cognitive

Bouger est essentiel pour retrouver ses capacités physiques. Apprendre à percevoir, décider et s’adapter l’est également.

Le tapis de motricité Mindtrain permet aux kinésithérapeutes d’intégrer progressivement des informations visuelles, des consignes directionnelles et des choix moteurs dans des exercices déjà maîtrisés par le patient.

L’objectif n’est pas de remplacer les méthodes de rééducation existantes, mais d’ajouter, lorsque le professionnel le juge pertinent, une dimension attentionnelle et décisionnelle au mouvement.

Pourquoi associer mouvement et sollicitation cognitive ?

Dans de nombreuses situations, le patient ne doit pas seulement exécuter un mouvement. Il doit aussi :

  • repérer une information ;
  • comprendre une consigne ;
  • sélectionner une réponse ;
  • inhiber une action inadaptée ;
  • modifier son mouvement ;
  • corriger une erreur ;
  • rester attentif malgré la fatigue ou l’incertitude.

Cette association entre mouvement et traitement de l’information peut être intégrée progressivement dans une séance, sans dégrader la sécurité ni la qualité motrice.

Le kinésithérapeute reste responsable du choix des exercices, du niveau de difficulté et de la progression proposée.

Qu’est-ce que le tapis officiel Mindtrain ?

Le tapis de motricité Mindtrain est un support de terrain conçu pour créer des exercices de déplacement, d’orientation, de coordination et de prise d’information.

Il peut être associé :

  • aux consignes du professionnel ;
  • aux posters perceptifs Mindtrain ;
  • à l’application Mindtrain ;
  • à des plots, ballons, cerceaux ou autres outils utilisés en séance ;
  • à des exercices de déplacement, d’appui ou de manipulation.

Grâce à ses repères visuels, le tapis permet de varier les réponses attendues sans modifier totalement l’exercice moteur.

Quels objectifs peut-on travailler ?

Selon le profil du patient et les objectifs définis par le kinésithérapeute, le tapis Mindtrain peut être utilisé pour solliciter :

  • la prise d’information ;
  • l’attention sélective ;
  • la coordination ;
  • la latéralité ;
  • la mémoire de travail ;
  • l’inhibition ;
  • la réactivité ;
  • la prise de décision ;
  • l’adaptation après une erreur ;
  • la double tâche progressive.

Il ne s’agit pas de multiplier les consignes. La progression doit rester simple, compréhensible et adaptée.

Exemples d’utilisation en kinésithérapie

Travail des appuis et de l’orientation

Le patient réalise un déplacement simple sur le tapis. Le professionnel indique une couleur, une direction ou une zone d’arrivée.

La priorité reste la qualité du déplacement.

Consignes gauche-droite

Une information visuelle ou verbale détermine le côté vers lequel le patient doit se déplacer.

La difficulté peut évoluer progressivement :

  1. une seule direction ;
  2. deux directions possibles ;
  3. apparition plus tardive de l’information ;
  4. ajout d’un geste technique maîtrisé.

Mémoire de consigne

Le patient mémorise une courte séquence avant de la réaliser sur le tapis.

Par exemple :

  • avancer ;
  • aller à gauche ;
  • revenir au centre ;
  • toucher une cible.

La longueur de la séquence doit rester adaptée aux capacités du patient.

Inhibition

Le patient doit exécuter une action pour certaines informations et ne pas agir pour d’autres.

Exemple :

  • bleu : déplacement ;
  • rouge : rester en position ;
  • vert : revenir au centre.

Retour de blessure

Dans une phase de retour progressif à l’activité, le kinésithérapeute peut intégrer une information cognitive à un exercice moteur déjà maîtrisé.

La sollicitation cognitive ne doit être ajoutée que lorsque :

  • le mouvement est suffisamment contrôlé ;
  • la sécurité est assurée ;
  • les critères fonctionnels définis par le professionnel sont respectés ;
  • la fatigue ne dégrade pas la qualité d’exécution.

Exemple de progression simple

Niveau 1 — Comprendre

Le patient découvre le tapis et réalise une consigne simple, sans pression temporelle.

Niveau 2 — Se déplacer

Une information indique une zone ou une direction.

Niveau 3 — Choisir

Le patient choisit entre deux réponses possibles.

Niveau 4 — Ajouter une seconde information

Une couleur peut indiquer la direction et un chiffre déterminer l’action à réaliser.

Niveau 5 — Transférer

La consigne est intégrée dans une situation plus proche de l’activité quotidienne ou sportive du patient.

Une seule variable doit être modifiée à la fois.

Que faut-il observer ?

Le kinésithérapeute peut notamment observer :

  • la compréhension de la consigne ;
  • le temps de réponse ;
  • la qualité des appuis ;
  • la stabilité ;
  • la précision du mouvement ;
  • la capacité à corriger une erreur ;
  • la fatigue ;
  • la frustration ;
  • la perte éventuelle de contrôle moteur.

Lorsque la qualité du mouvement diminue, la difficulté cognitive doit être réduite.

Avec quels outils compléter le tapis Mindtrain ?

Le tapis peut être associé à plusieurs éléments de l’écosystème Mindtrain.

Les posters perceptifs Mindtrain

Ils permettent de proposer des informations visuelles, des couleurs, des chiffres, des mots ou des directions.

L’application Mindtrain

L’application propose des exercices, des défis, des routines et des contenus permettant de travailler différentes capacités cognitives et neuromotrices.

Découvrir l’application Mindtrain Santé :
https://mindtrain.app/HealthPartner

Les formations Mindtrain

Les formations permettent aux professionnels de mieux comprendre :

  • la charge cognitive ;
  • la construction d’une progression ;
  • les fonctions exécutives ;
  • le débriefing métacognitif ;
  • l’utilisation des outils Mindtrain ;
  • le transfert vers des situations professionnelles.

À quels professionnels s’adresse cette approche ?

Cette méthodologie peut intéresser :

  • les kinésithérapeutes ;
  • les psychomotriciens ;
  • les enseignants en activité physique adaptée ;
  • les ergothérapeutes ;
  • les professionnels du sport-santé ;
  • les centres de rééducation ;
  • les Maisons Sport-Santé ;
  • les structures médico-sociales.

Chaque professionnel doit adapter les situations à son champ de compétences et aux besoins de la personne accompagnée.

Mindtrain ne remplace pas l’expertise du professionnel

Mindtrain est un support pédagogique et d’entraînement.

Il ne constitue pas un dispositif médical et ne remplace pas :

  • une évaluation clinique ;
  • un diagnostic ;
  • un protocole de soins ;
  • le jugement du professionnel ;
  • les précautions liées à l’état de santé du patient.

Le professionnel reste responsable de la sélection des exercices, de leur progression et de leur arrêt éventuel.

Découvrir le tapis officiel Mindtrain

Le tapis Mindtrain peut être utilisé dans des exercices de motricité, de coordination, de perception et de prise de décision.

Découvrir les outils officiels Mindtrain :
https://coachplus.fr

Approfondir la méthodologie Mindtrain :
https://mindtrain.app

Demander une présentation

Vous êtes kinésithérapeute, professionnel de santé ou responsable d’une structure de rééducation et vous souhaitez découvrir la méthodologie Mindtrain, l’application, le tapis et les posters ?

Arnaud Labbé
Fondateur de Mindtrain
Téléphone : 06 88 33 33 05
Email : labbe.arnaud@coachplus.fr

FAQ

Le tapis Mindtrain peut-il être utilisé en cabinet de kinésithérapie ?

Oui, lorsqu’il est intégré par le kinésithérapeute dans une progression adaptée au patient, à ses capacités et aux objectifs de la séance.

Faut-il utiliser l’application à chaque séance ?

Non. Le tapis peut être utilisé seul ou avec les posters, l’application et le matériel déjà présent dans le cabinet.

Combien de temps doit durer un exercice ?

Une séquence peut être courte, souvent entre 60 et 120 secondes, puis suivie d’un retour sur la compréhension, la fatigue et la qualité du mouvement.

Comment augmenter la difficulté ?

Il est préférable de modifier une seule variable à la fois : nombre d’informations, vitesse, mémoire, inhibition, déplacement ou opposition.

Le tapis Mindtrain est-il un dispositif médical ?

Non. Il s’agit d’un support d’entraînement et d’accompagnement. Son utilisation dans un contexte de santé relève du professionnel compétent.